samedi, 07 juin 2008
KOULOUN IV ... en route pour février 2009
appel : encouragé-e-s par les succès de la mission 2007, par l'amitié réciproque et la coopération engagée depuis 2002, l'équipe du Lycée Turgot soutenue par ENTR'AIDE FRANCE MALI et TERRE TOUS ENSEMBLE, envisage une quatrième action orientée prioritairement vers la formation professionnelle en électricité de nos jeunes et des jeunes maliens.
Les 9, 10 et 11 octobre 2008 : le WORLD FORUM de Lille nous accueille avec des moments inégaux. UN GRAND MOMENT CEPENDANT SURVIENT : LA RENCONTRE MEMORABLE AVEC WANGARI MAATHAI PRIX NOBEL DE LA PAIX 2004.
Le 3 octobre 2008 : le projet est assurément bien engagé, les contacts avec le Conseil Régional du Nord Pas de Calais laisse penser que qu'il est hautement apprécié et parfaitement dans la ligne éthique de cette institution.
Fatma LEBOUACHERA, et toute l'équipe du projet, ont mis la dernière main à la rédaction du projet qu'ils et elles ont déposé chez plusieurs financeurs espérés.
Le 29 septembre 2008 : Bruno DUQUESNE (à gauche), professeur de VSP, qui a profondément étudié l'ensemble documentaire zeph007 et chacun des composants, vient au lycée rencontrer une part de l'équipe et un représentant d'ENTR'AIDE FRANCE MALI (au centre), pour trouver les informations pratiques qui lui manquent.
Il a décidé avec des élèves de BEP de mener une action qu'il prépare depuis l'an dernier à destination de LIBERTI-NDEMBAYA commune du sud ouest de Kayes.
Nous décidons d'envoyer un membre de l'équipe voir ses classes le 4 octobre et de leur présenter l'ensemble de notre action.
Le 20 septembre 2008 : Terre Tous Ensemble
, association roubaisienne, a dédié une journée à l'intention du projet KOULOUN IV.
Une marche de 10 km entre Templeuve et Blandain, suivi d'un repas et d'animations récréatives, auront permis une contribution financière complémentaire.
Fatma, Mehdi et Arouma (à gauche dans l'ordre sur la photo) , avec Pierre retraité (hors champ) ont participé à cette journée solidaire.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Le 1er juin 2008 :
Nous nous sommes réuni-e-s à la Fédération des Amicales Laïques rue de Lille à Roubaix. Remarque : les personnels du lycée Turgot sontt à l'origine de la création de la F.A.L. en 1883.
Il s'agissait d'une rencontre conviviale avec un repas pris ensemble où chacun-e avait amené un mets ou une boisson. Outre les représentants de Gabou et de l'ARGREF, quatre enseignant-e-s et huit élèves du lycée, il y avait 4 anciens : Assia de l'action Kouloun III, Samir et Mustapha de Kouloun II et Pierre HOUSEZ pour ENTR'AIDE FRANCE MALI.
Samir nous apprend que deux anciens de Kouloun I ont particulièrement réussi leurs études : Youssef après une licence professionnelle vient d'être embauché comme technicien de contrôle de scanners et appareils à rayons X ; Nasser passe en préparation ingénieur.
Le 27 avril 2008 :
A- Les chantiers sur Gabou
- La maison d’accueil : La localisation de la maison d’accueil a été modifiée. Elle sera proche du centre de santé à environ 10 voire 15m, elle sera côté sud. Elle servira à l’accueil de visiteurs, de touristes. Elle pourra être utilisée pour les femmes qui auront accouchées en attendant la construction d’une maternité.
Elle comportera 4 chambres de 3,5 m sur 3,5 m, une pièce centrale ou de vie commune de 5m et une cour de 80m sur 80m.
La première phase : la fabrication des briques a commencé depuis 15 jours, les travaux vont débuter au moi de juin. Les fondations seront de 50 cm. Il est prévu de poser une grille et puis du ciment.
A Gabou la période d’hivernage pose problème car il y a infiltration de la pluie qui provoque la levée d’une partie des bâtiments et ensuite à la saison sèche il reprend sa position. Ceci occasionne au fur et à mesure des fissures dans les murs. Dans le Nord, nous connaissons le même problème et l’on prévoit pour les fondations des piliers sur une profondeur d’un mètre environ ensuite on coule une dalle de béton sur toute la surface ce qui permet à l’ensemble du bâtiment de bouger. Ceci évite de connaître ce problème de fissures.
Ce qui peut être envisagé par la suite c’est l’électrification de la maison d’accueil à partir du centre de santé : il va falloir prévoir le passage d’un fourreau qui traversera le dit centre de santé, creuser une tranchée jusqu’à la maison d’accueil.Rappel : avec l'association SOLIDARCITE et nos amis de Gabou, nous avons réfléchi de part et d'autre à la possibilité de lancer une activité d'hébergement voire d'accueil touristique sur Gabou. L'expérience de la fin 2007 n'a pas eu lieu.
- Les salles de cours de l’école : Trois salles vont être construites en conformité avec les directives du CAP de Kayes. Il était devenu indispensable de les construire car les élèves, pour les plus chanceux devaient se rendre à Gouméra pour terminer leur cycle d’études. Elles ne seront pas alignées à celles existantes. On ne peut envisager une extension de l’électrification (câblage) à partir des salles déjà électrifiées.
La fabrication des briques a commencé.
- Réparation du toit du CSCOM : Le coût de la main d’oeuvre est de 3 000 francs français soit 500 euros environ. En France, on utilise du béton hydrofuge qui permet au toit d’être imperméable. Avant cette opération de réparation, il faudrait demander à Fodié de rehausser les panneaux photovoltaïques. Il faudra prévoir de la résine (percute droit) pour éviter l’humidité.
- L’alphabétisation : Le local pour l’alphabétisation des femmes n’est pas construit mais est en préparation. Il y a eu la construction d’un centre d’apprentissage de la couture, pour les jeunes filles, fait par l’état. Des machines à coudre ont été envoyées, mais il n’est pas encore en fonction. Le centre d’apprentissage d’alphabétisation est prévu près du marché communal et de la banque.
B- Projet 2009 :
Pascal MONTAGNE d'une part a donné des explications concernant la platine qui remplacera l’installation actuelle qui pose des problèmes de tension. C’est une grille sur laquelle seront disposés tous les éléments dont l’onduleur, le régulateur, les borniers qui permettront un raccordement avec les panneaux photovoltaïques. La mise en place de la grille sera efficace et simple car il suffira de la fixer au mur. Il faudra créer une platine standard. La nécessité de connaître l’épaisseur et la longueur des murs est importante car ces éléments déterminent la longueur de câble nécessaire pour les travaux (le câblage).
D’autre part, il y a 11 ventilateurs, dont quatre peuvent être remis en état de marche en installant un « délesteur » et en prévoyant un interrupteur à clef, seul, le responsable en aura l’usage. Ceci concerne quatre salles : celles de repos, d’observation, d’accouchement et d’attente.
Il y a en fait trois installations électriques une est réservée au réfrigérateur, une autre à l’éclairage et une troisième aux ventilateurs.
Afin de pallier à l’utilisation en continu de l’énergie par une lampe qui reste allumée presque toute la nuit (2h du matin), on peut envisager l’installation de lettres lumineuses qui seront visibles et consommeront moins d’énergie.
A savoir : Pour le transport de différents matériels : Nous avons appris qu’un porte conteneur pouvait être envoyé jusqu’à la ville de Kayes. L’envoi peut environ tous les deux mois. L’ARGREF ; nous a laissé les tarifs, nous allons étudier l’envoi du matériel de France /Kayes.
C- Informations diverses :
- Le château d’eau : c’est un projet national, la participation de la commune s’élève à 6 millions CFA, celle de l’AGREF est de 90 000 francs français soit 9 millions CFA. Il y a un projet intercommunal d’adduction d’eau qui concerne Gouméra et Gabou, le financement provient de la ville de Versailles.
- Le centre de santé : Sonibé Dakono que nous avons eu au téléphone, est l’infirmier qui gère le centre de santé, il a eu la visite du superviseur de Kayes, il a vérifié la conformité du matériel. Il en ressort que les quatre lits ne sont pas ou plus conformes. Sonibé nous a indiqué que le matériel de soin est défectueux. Mais nous avons aussi appris qu’il y avait six lits entreposés non utilisés. Nous avons demandé à Sonibé de nous faire parvenir la liste du matériel à changer par l’intermédiaire de L’ARGREF. Sonibé aurait besoin d’une formation en informatique. Il lui faudrait suivre des cours à Kayes.
- La parcelle rizière projetée se heurte aux propriétaires de quelques parcelles qui n'ont pas encore compris l'intérêt decette parcelle collective.
- Nous sollicitons le frère de Diaguily Sy, M’Paly, qui si cela est possible aura à prendre des photos des différentes salles, des murs et du toit, du CSCOM ceci afin de mieux préparer le projet.
- Coût de la vie : les denrées alimentaires : le sac de 100 kg de riz est à 52 euros alors que lors de notre séjour, il était de 15 euros. Le sucre est à 33,50 euros pour 50 kg. L’huile est à 27 euros pour 20 litres et le pain, il n’a pas augmenté mais sa taille a diminué.
Rappel concernant l'action 2009 : le coeur de l'action sera la formation professionnelle à l'occasion d'un chantier de maintenance du centre de santé. Nous nous proposons de déposer l'installation électrique réalisée en 2003, en réalisation une installation de secours. Chaque élément démonté sera nettoyé et vérifié. Le mur support qui a souffert sera refait. puis le tout reposé selon une technique nouvelle au Mali : sur platine permettant un entretien plus facile.
Une information et formation à la sécurité sera dispensée.
Sur le chantier, nos élèves travailleront avec les deux électriciens de la commune et quatre nouveaux jeunes d'autres villages.

Voici ci-contre, trois cases individuelles de la maison d'accueil de KABATE (ville distante de15km de Gabou à l'Est), modèle du futur centre d'accueil de Gabou. A suivre

Il s'agira évidemment de faire le bilan de tous les chantiers mis en route : ci-contre la réunion de KAPE l'association des femmes et des jeunes qui projetait la création d'une parcelle de riz à l'emplacement dénommé GABOU DJAMOU (Gabou Bonheur).
Le devenir du centre de santé, de Fodié DJIKINE artisan électricien, de l'adduction d'eau, des installations électriques réalisées dans les écoles de Gabou, Kersignané et Soutoukolé, du commerce, des activités diverses (commerce, construction, ...), des personnalités que nous connaissons.
Le projet IV reste le suivant : retour sur le CESCOM où nous envisageons une action de formation à l'occasion de la maintenance de l'installation qui consistera en l'ensemble des opérations suivantes :
Dépose complète - Installation de secours - Nettoyage/Remplacement des éléments -Réfection du mur support - Repose : le but de l'opération est aussi d'initier 4 jeunes ados à l'électricité voire de faire un peu de théorie électrique.
Pourtant, nous sommes amené-e-s à remettre l'action d'une année : l'équipe a bougé, il est nécessaire de la refonder, trouver des partenaires nouveaux et réunir des crédits suffisants, le document vidéo prévu initialement est toujours en chantier, ... Voilà de quoi remplir une année.
C'est FATMA LEBOUACHERA qui est pilote de projet.
18:00 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la f.a.l. de roubaix !



