samedi, 07 juin 2008
KOULOUN IV ... en route pour février 2009
appel : encouragé-e-s par les succès de la mission 2007, par l'amitié réciproque et la coopération engagée depuis 2002, l'équipe du Lycée Turgot soutenue par ENTR'AIDE FRANCE MALI et TERRE TOUS ENSEMBLE, envisage une quatrième action orientée prioritairement vers la formation professionnelle en électricité de nos jeunes et des jeunes maliens.
Les 9, 10 et 11 octobre 2008 : le WORLD FORUM de Lille nous accueille avec des moments inégaux. UN GRAND MOMENT CEPENDANT SURVIENT : LA RENCONTRE MEMORABLE AVEC WANGARI MAATHAI PRIX NOBEL DE LA PAIX 2004.
Le 3 octobre 2008 : le projet est assurément bien engagé, les contacts avec le Conseil Régional du Nord Pas de Calais laisse penser que qu'il est hautement apprécié et parfaitement dans la ligne éthique de cette institution.
Fatma LEBOUACHERA, et toute l'équipe du projet, ont mis la dernière main à la rédaction du projet qu'ils et elles ont déposé chez plusieurs financeurs espérés.
Le 29 septembre 2008 : Bruno DUQUESNE (à gauche), professeur de VSP, qui a profondément étudié l'ensemble documentaire zeph007 et chacun des composants, vient au lycée rencontrer une part de l'équipe et un représentant d'ENTR'AIDE FRANCE MALI (au centre), pour trouver les informations pratiques qui lui manquent.
Il a décidé avec des élèves de BEP de mener une action qu'il prépare depuis l'an dernier à destination de LIBERTI-NDEMBAYA commune du sud ouest de Kayes.
Nous décidons d'envoyer un membre de l'équipe voir ses classes le 4 octobre et de leur présenter l'ensemble de notre action.
Le 20 septembre 2008 : Terre Tous Ensemble
, association roubaisienne, a dédié une journée à l'intention du projet KOULOUN IV.
Une marche de 10 km entre Templeuve et Blandain, suivi d'un repas et d'animations récréatives, auront permis une contribution financière complémentaire.
Fatma, Mehdi et Arouma (à gauche dans l'ordre sur la photo) , avec Pierre retraité (hors champ) ont participé à cette journée solidaire.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Le 1er juin 2008 :
Nous nous sommes réuni-e-s à la Fédération des Amicales Laïques rue de Lille à Roubaix. Remarque : les personnels du lycée Turgot sontt à l'origine de la création de la F.A.L. en 1883.
Il s'agissait d'une rencontre conviviale avec un repas pris ensemble où chacun-e avait amené un mets ou une boisson. Outre les représentants de Gabou et de l'ARGREF, quatre enseignant-e-s et huit élèves du lycée, il y avait 4 anciens : Assia de l'action Kouloun III, Samir et Mustapha de Kouloun II et Pierre HOUSEZ pour ENTR'AIDE FRANCE MALI.
Samir nous apprend que deux anciens de Kouloun I ont particulièrement réussi leurs études : Youssef après une licence professionnelle vient d'être embauché comme technicien de contrôle de scanners et appareils à rayons X ; Nasser passe en préparation ingénieur.
Le 27 avril 2008 :
A- Les chantiers sur Gabou
- La maison d’accueil : La localisation de la maison d’accueil a été modifiée. Elle sera proche du centre de santé à environ 10 voire 15m, elle sera côté sud. Elle servira à l’accueil de visiteurs, de touristes. Elle pourra être utilisée pour les femmes qui auront accouchées en attendant la construction d’une maternité.
Elle comportera 4 chambres de 3,5 m sur 3,5 m, une pièce centrale ou de vie commune de 5m et une cour de 80m sur 80m.
La première phase : la fabrication des briques a commencé depuis 15 jours, les travaux vont débuter au moi de juin. Les fondations seront de 50 cm. Il est prévu de poser une grille et puis du ciment.
A Gabou la période d’hivernage pose problème car il y a infiltration de la pluie qui provoque la levée d’une partie des bâtiments et ensuite à la saison sèche il reprend sa position. Ceci occasionne au fur et à mesure des fissures dans les murs. Dans le Nord, nous connaissons le même problème et l’on prévoit pour les fondations des piliers sur une profondeur d’un mètre environ ensuite on coule une dalle de béton sur toute la surface ce qui permet à l’ensemble du bâtiment de bouger. Ceci évite de connaître ce problème de fissures.
Ce qui peut être envisagé par la suite c’est l’électrification de la maison d’accueil à partir du centre de santé : il va falloir prévoir le passage d’un fourreau qui traversera le dit centre de santé, creuser une tranchée jusqu’à la maison d’accueil.Rappel : avec l'association SOLIDARCITE et nos amis de Gabou, nous avons réfléchi de part et d'autre à la possibilité de lancer une activité d'hébergement voire d'accueil touristique sur Gabou. L'expérience de la fin 2007 n'a pas eu lieu.
- Les salles de cours de l’école : Trois salles vont être construites en conformité avec les directives du CAP de Kayes. Il était devenu indispensable de les construire car les élèves, pour les plus chanceux devaient se rendre à Gouméra pour terminer leur cycle d’études. Elles ne seront pas alignées à celles existantes. On ne peut envisager une extension de l’électrification (câblage) à partir des salles déjà électrifiées.
La fabrication des briques a commencé.
- Réparation du toit du CSCOM : Le coût de la main d’oeuvre est de 3 000 francs français soit 500 euros environ. En France, on utilise du béton hydrofuge qui permet au toit d’être imperméable. Avant cette opération de réparation, il faudrait demander à Fodié de rehausser les panneaux photovoltaïques. Il faudra prévoir de la résine (percute droit) pour éviter l’humidité.
- L’alphabétisation : Le local pour l’alphabétisation des femmes n’est pas construit mais est en préparation. Il y a eu la construction d’un centre d’apprentissage de la couture, pour les jeunes filles, fait par l’état. Des machines à coudre ont été envoyées, mais il n’est pas encore en fonction. Le centre d’apprentissage d’alphabétisation est prévu près du marché communal et de la banque.
B- Projet 2009 :
Pascal MONTAGNE d'une part a donné des explications concernant la platine qui remplacera l’installation actuelle qui pose des problèmes de tension. C’est une grille sur laquelle seront disposés tous les éléments dont l’onduleur, le régulateur, les borniers qui permettront un raccordement avec les panneaux photovoltaïques. La mise en place de la grille sera efficace et simple car il suffira de la fixer au mur. Il faudra créer une platine standard. La nécessité de connaître l’épaisseur et la longueur des murs est importante car ces éléments déterminent la longueur de câble nécessaire pour les travaux (le câblage).
D’autre part, il y a 11 ventilateurs, dont quatre peuvent être remis en état de marche en installant un « délesteur » et en prévoyant un interrupteur à clef, seul, le responsable en aura l’usage. Ceci concerne quatre salles : celles de repos, d’observation, d’accouchement et d’attente.
Il y a en fait trois installations électriques une est réservée au réfrigérateur, une autre à l’éclairage et une troisième aux ventilateurs.
Afin de pallier à l’utilisation en continu de l’énergie par une lampe qui reste allumée presque toute la nuit (2h du matin), on peut envisager l’installation de lettres lumineuses qui seront visibles et consommeront moins d’énergie.
A savoir : Pour le transport de différents matériels : Nous avons appris qu’un porte conteneur pouvait être envoyé jusqu’à la ville de Kayes. L’envoi peut environ tous les deux mois. L’ARGREF ; nous a laissé les tarifs, nous allons étudier l’envoi du matériel de France /Kayes.
C- Informations diverses :
- Le château d’eau : c’est un projet national, la participation de la commune s’élève à 6 millions CFA, celle de l’AGREF est de 90 000 francs français soit 9 millions CFA. Il y a un projet intercommunal d’adduction d’eau qui concerne Gouméra et Gabou, le financement provient de la ville de Versailles.
- Le centre de santé : Sonibé Dakono que nous avons eu au téléphone, est l’infirmier qui gère le centre de santé, il a eu la visite du superviseur de Kayes, il a vérifié la conformité du matériel. Il en ressort que les quatre lits ne sont pas ou plus conformes. Sonibé nous a indiqué que le matériel de soin est défectueux. Mais nous avons aussi appris qu’il y avait six lits entreposés non utilisés. Nous avons demandé à Sonibé de nous faire parvenir la liste du matériel à changer par l’intermédiaire de L’ARGREF. Sonibé aurait besoin d’une formation en informatique. Il lui faudrait suivre des cours à Kayes.
- La parcelle rizière projetée se heurte aux propriétaires de quelques parcelles qui n'ont pas encore compris l'intérêt decette parcelle collective.
- Nous sollicitons le frère de Diaguily Sy, M’Paly, qui si cela est possible aura à prendre des photos des différentes salles, des murs et du toit, du CSCOM ceci afin de mieux préparer le projet.
- Coût de la vie : les denrées alimentaires : le sac de 100 kg de riz est à 52 euros alors que lors de notre séjour, il était de 15 euros. Le sucre est à 33,50 euros pour 50 kg. L’huile est à 27 euros pour 20 litres et le pain, il n’a pas augmenté mais sa taille a diminué.
Rappel concernant l'action 2009 : le coeur de l'action sera la formation professionnelle à l'occasion d'un chantier de maintenance du centre de santé. Nous nous proposons de déposer l'installation électrique réalisée en 2003, en réalisation une installation de secours. Chaque élément démonté sera nettoyé et vérifié. Le mur support qui a souffert sera refait. puis le tout reposé selon une technique nouvelle au Mali : sur platine permettant un entretien plus facile.
Une information et formation à la sécurité sera dispensée.
Sur le chantier, nos élèves travailleront avec les deux électriciens de la commune et quatre nouveaux jeunes d'autres villages.

Voici ci-contre, trois cases individuelles de la maison d'accueil de KABATE (ville distante de15km de Gabou à l'Est), modèle du futur centre d'accueil de Gabou. A suivre

Il s'agira évidemment de faire le bilan de tous les chantiers mis en route : ci-contre la réunion de KAPE l'association des femmes et des jeunes qui projetait la création d'une parcelle de riz à l'emplacement dénommé GABOU DJAMOU (Gabou Bonheur).
Le devenir du centre de santé, de Fodié DJIKINE artisan électricien, de l'adduction d'eau, des installations électriques réalisées dans les écoles de Gabou, Kersignané et Soutoukolé, du commerce, des activités diverses (commerce, construction, ...), des personnalités que nous connaissons.
Le projet IV reste le suivant : retour sur le CESCOM où nous envisageons une action de formation à l'occasion de la maintenance de l'installation qui consistera en l'ensemble des opérations suivantes :
Dépose complète - Installation de secours - Nettoyage/Remplacement des éléments -Réfection du mur support - Repose : le but de l'opération est aussi d'initier 4 jeunes ados à l'électricité voire de faire un peu de théorie électrique.
Pourtant, nous sommes amené-e-s à remettre l'action d'une année : l'équipe a bougé, il est nécessaire de la refonder, trouver des partenaires nouveaux et réunir des crédits suffisants, le document vidéo prévu initialement est toujours en chantier, ... Voilà de quoi remplir une année.
C'est FATMA LEBOUACHERA qui est pilote de projet.
18:00 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la f.a.l. de roubaix !
jeudi, 27 décembre 2007
REMARQUES PREALABLES A LA LECTURE
Cet ensemble de documents est surtout un rendez-vous de l'AMITIE et du REFLECHIR ENSEMBLE.
Exemple en 2004 : mains blanches et noires coopèrent et réalisent ENSEMBLE un prototype de four solaire en carton et miroir.


N'hésitez pas à donner votre avis sur le site et à poser toutes les questions qui vous viennent. Cliquer ci-dessous sur commentaires (.).
N'hésitez pas à suggérer des ouvertures.
18:50 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 19 novembre 2007
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AU MALI
A- NOTRE ENQUÊTE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Nous avons réalisé des interviews d'anciens et sommes allé-e-s au coeur de la réserve de bois de trois villages.
Le climat semble avoir changé par paliers : 1973 première sécheresse grave qui provoque aussitôt le départ de migrants à 90% en Afrique voire dans le Mali entier ; 1984 en est une autre mais avec une grande différence, cette fois plus d'aide du tout ni internationale , ni nationale.
Les conséquences sont simples : de dense et impénétrable, la brousse est devenue clairsemée, voire absente ; les animaux du lièvre au lion, du sanglier à la hyène ont disparu ; idem pour les crocodiles dans les cours d'eau très vite à sec après l'hivernage (= saison des pluies). Bien sûr, la croissance démographique a accru le défrichage pour augmenter les surfaces cultivées, le brûlis pourtant interdit continue de survenir. Un peu de chasse et de prélèvement d'animaux existent.
Nous avons effectué une marche de douze km à la recherche d'un paysage disparu, oublié.
B- DONNEES GENERALES SUR LE MALI et queslques données à connaître.
voir les sites suivants : l'histoire - le massacre de Thiaroye - les journaux maliens - les langues -
C- LE DESENCLAVEMENT DE LA REGION DE KAYES.
article sur la route Kayes-frontière avec le Sénégal [cliquez]
ci-contre à gauche la route Bamako-Kayes en février 2004 au niveau de Kouloun (à dix km de Kayes).
L'année précédente, cette route se trouvait en chantier. Ci contre à droite

Au delà de Kayes vers la frontière avec le Sénégal, la route était en chantier , était alors en chantier, elle aussi.
A ce jour [novembre 2007] la route Bamako-frontière Sénégal est terminée.
Nous l'avons utilisée en février dernier en subissant les 50 km non terminés restant : sacrée épreuve de 2 heures de trampoline et poussière !
Epuisants les 617 km de trajet en pleine chaleur ... d'autant plus que la nuit précédente moustiquée et lourde à Bamako et celle de l'avant veille dans l'avion ne furent pas forcément reposantes.
La CAN ( = Coupe Africaine des Nations) de 2002 a permis d'activer plusieurs liaisons aériennes hebdomadaire entre Kayes et la capitale malienne.
De même, le conflit ivoirien, ayant bloqué les communications vers le sud, ont permis d'accélérer le désenclavement de la ville de Kayes par la route : le développement de Kayes a été boosté par la priorité donnée au fret ferré.
Le perdant momentané fut le trafic voyageurs entre Dakar et le Mali.
Nous l'avons utilisé en février 2003 soit douze longues heures de trajet de nuit de façon à échapper à la chaleur diurne.
La réduction des trains de voyageur-e-s a éliminé une bonne part des petits métiers qui faisaient le bonheur des habitant-e-s de quelques vingt gares et arrêts de la ligne Bamako, Kita, ... jusque Kayes. Ci contre une marchande de viande ...
Les voies internes à la région de Kayes restent néanmoins peu commodes sauf exception.
13:55 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
vendredi, 16 novembre 2007
AUTRES ACTIONS ET INFORMATIONS
- Compte-rendu d'une thèse d'ethnologie datant de 1975 et de quelques lectures diverses centré sur la vie en pays bamana (bambara) et sur le village de Béléko ... Ce nom, 'bel écho', convient tout à fait à l'ensemble qui décrit la vie des années 1960-70 dans un secteur de l'est malien compris entre Ségou et Sikasso.
Ce blog est consacré surtout au mariage et aux relations familiales traditionnelles et d'une époque qui s'éloigne ; il permet de comprendre certains fondements et coutumes de la société contemporaine bamana, mais plus généralement malienne et de la sous-région ouest . Surtout, pensez à mettre un commentaire sous la forme de remarques et questionnements. A bientôt de vous lire. Voir http://beleko.hautetfort.com
- Action à destination de Kéké est un village situé près de Djenné qui a été à l'origine de la création d'ENTR'AIDE FRANCE MALI. Ce blog est centré sur la santé avec le témoignage d'une étudiante en pharmacie lilloise. Voir le blog http://keke.hautetfort.com voir carte ci-contre.
CONCERNANT LA COOPERATION NORD PAS DE CALAIS avec la REGION DE KAYES :
- voir aussi le site de RONCQ.SELINKEGNY qui présente la coopération entre la Ville de Roncq et la Commune malienne de Sélinkégny. Vingt années d'amitié et de travaux en commun.
- sachez qu'il existe aussi une coopération entre LAMBERSART avec la Commune malienne de MAHINA intitulée ANGATA LAMBERSART et celle de LESQUIN avec BAFOULABE : ANGATA LESQUIN
Il existe aussi une coopération inter bibliothèque entre OUASSALA et LEZENNES : http://www.olpmali.gov.ml/ville.htm
Voir aussi : http://www.coopdec-mali.org/joomla/index.php?option=com_c...
21:10 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 30 juillet 2007
KOULOUN III (2006-2007)
DU SOLEIL POUR KOULOUN
Notre succès le plus patent est la formation de deux professionnels en électricité. Le premier est Fodié DJIKINE : il est devenu artisan électricien de son village voire de sa commune. Reconnu enfin comme tel, à l'aide de la moto (chinoise) qu'il s'est achetée grâce à son activité, il fait vivre sa famille et n'a plus aucune envie de quitter son pays.
Il nous révèle qu'à notre arrivée en 2003, son baluchon était prêt : il allait quitter Gabou.
Mieux, il rayonne dans tout le secteur jusqu'à réaliser une installation à 250 km de Gabou ! Nous serons amené-e-s à lui faire de la publicité à Kabaté (à 10 km) et à Diabadji (60 km) et, qui plus est, à lui octroyer un chantier à Soutoukolé (une troisième salle de classe).

Le second est Fousseny SISSOKO formé en 2004 : employé municipal dans le chef lieu de commune, il est devenu l'électricien qui assure la maintenance des équipements de l'Hôtel de Ville et de l'école de KOULOUN.
Sur la photo, il est le second à partir de la gauche (en AR plan).
Mais, le chantier école 2007 comprenait deux doubles installations dans les écoles de Kersignané et Soutou
kolé.
De fait, c'est deux salles de classe au lieu d'une qui sont réalisées car
notre partenaire Gandéga DIABY de GD Distri Elec apprécie notre engagement pour le Mali : au prix d'une augmentation modique de l'investissement, il permet le dédoublement de l'installation à partir du même capteur.
Il faut imaginer la stupeur et la joie des habitant-e-s et des enfants à la fin du chantier, le soir venu de voir chaque salle inondée de lumière : études,cours de rattrappage ou d'aplphabétisation sont envisagés.
Fodié DJIKINE en réalisera une troisième à Soutoukolé à la demande du comité de gestion de l'école. Indirectement, cela permettra la création de l'emploi de deux veilleurs de nuit chargés de la sécurité des biens.


L'équipe Vente, de son côté, mène une enquête chez artisans et commerçant-e-s. Djiby DIALLO nous guide et sert d'interprète traducteur. Ancien migrant en région parisienne, il parle parfaitement le français.
Il est par ailleurs le conseiller de l'association des femmes.
Malheureusement, le marché communal construit en 2004 n'est pas opérationnel.
21:40 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 17 juillet 2007
SOLIDARITE INTERNATIONALE COOPERATION DECENTRALISEE
UNE REFLEXION D'ENSEMBLE
A Lille, fin octobre 2002, nous participons aux assises régionales de la Solidarité Internationale et de la Coopération Décentralisée. Nous rencontrons ou revoyons différents interlocuteurs comme le président du Conseil de la Région de Kayes, Jacques ALVERNHE de l'Association LE DAMIER, Lamine KONE et Oumou N'Diaye de l'AMANOR, association des Maliens du Nord.
Les principes de la solidarité internationale sont répétées au fil des conférences et ateliers :
1/ ne pas s'engager dans une coopération sans lendemain.
2/ répondre aux besoins locaux.
3/ agir avec des partenaires et intermédiaires locaux.
Les équipes des projets KOULOUN successifs n'auront de cesse de toujours s'inpirer de ces principes :
- ne pas se contenter de faire plaisir ou de se faire plaisir.
- ne pas imposer directement ou indirectement des actions que les principes d'hospitalité ne leur permettraient pas de refuser.
- se défaire des schémas tout faits.
LIRE LE FASCICULE "LE DON, UNE SOLUTION ?" du Ritimo = Réseau des Centre de de Documentation et d'Information pour le Développement et la Solidarité Internationale dont nous reprenons le dessin suivant.
Régulièrement, l'équipe rencontre ses partenaires.
Le 17 juillet 2007, à Pierrefitte/ Seine, nous rencontrons à nouveau nos partenaires et amis de l'ARGREF pour faire le bilan de l'action de février dernier et amorcer des pistes pour l'action KOULOUN IV dont le coeur sera d'une part la formation de quatre jeunes et d'autre part une enquête sur la commune de KOULOUN -institution et territoire-
Bien sûr, le commerce et l'artisanat, la condition des femmes, l'aide au métrage d'une parcelle agricole, le tourisme solidaire/équitable, ... resteront des thèmes d'enquête complémentant notre connaissance du terrain.
Il y a un an le 16 juillet 2006, nous effectuions une journée de travail équivalente pour préparer KOULOUN III. Gageons qu'en février prochain une équipe sera effectivement sur place.
Cette visite a été suivie au lycée, le 9 décembre 2006, d'un contac avec Makan DIALLO et Adama SY représentants l'ARGREF, pour préparer les détails techniques de l'ac
tion de février 2007.
Mamadou SY, président de l'association des migrants précède notre arrivée pour préparer sur place notre séjour :
bravo et merci à lui et à l'ARGREF !
Il est clair que nous évaluerons aussi l'impact des investissements précédents de 2003, 2004 et 2007.
15:45 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 29 mai 2007
KOULOUN II (2003-2004)
DU SOLEIL POUR DEUX ECOLES DE KOULOUM

Février 2004. Huit élèves et trois enseignants du lycée Turgot de Roubaix et deux accompagnateurs experts et volontaires.
Précision Mohamed N. ayant participé à la première action s'est porté volontaire pour cette seconde aventure. Il a été sélectionné.
Toute l'équipe est hébergée à nouveau dans le village de Gabou chez des migrants qui n'occupent pas encore leur logement
L'objectif cette année est plus étoffé : réaliser l'installation électrique des écoles de Gabou et de Kouloum et par un accord avec l'ARGREF celle de l'Hôtel de Ville de KOULOUN. Nous sommes toujours
partenaires du GIE Solaire de Kayes.
Fodié DJIKINE, notre apprenti de l'an dernier ainsi qu'un autre volontaire de Kouloum même, sont embauchés sur les chantier. Il s'agit de poursuivre volet formation de notre action. Fodié et Mohamed font une équipe efficace sur le toit de l'école de Gabou, avec Angelo qui est à l'intérieur de la salle.
Fodié DJIKINE pourtant n'est pas encore reconnu comme artisan en son pays : il nous demande une aide financière pour acheter une moto ... Impossible de le satisfaire, notre projet ne prévoit que d'aider les équipements collectifs de la commune.
Nous avons amenés à nouveau quelques kg de médicaments mais surtout le Docteur Ahmed SADIK nous accompagne dans cette mission. Par curiosité et sympathie, il s'est porté volontaire pour être à la fois médecin de l'équipe et coopérer avec son collègue du centre de santé de Gabou.

Un second accompagnateur est membre es-qualité de l'équipe : Jean Claude LAMBERT professeur retraité à l'Institut Supérieur d'Agronomie de Lille. Il accepte pour l'ARGREF de réaliser une évaluation du potentiel agricole de Gabou.
Il réalise avec les élèves des prélèvements de sol qu'il fera analyser à notre retour.
Sans grande surprise, l'analydse montre un grand déficit en matières organiques : la chaleur et la sécheresse minéralisent rapidement les éléments organiques.

Nous reverrons avec plaisir la coopérative de SOMANKIDI que nous atteignons en traversant le fleuve Sénégal. L'accueil est plus que sympathique, amical et même fraternel.
L'histoire de cette communauté mériterait d'être connue internationalement. Mieux cette oasis de verdure et de culture pourrait être un lieu de découverte pour des voyageur-e-s authentiques et prêt-e-s à prendre leur temps.
Tourisme ?
Nous sommes allés du côté du fort de Médine , aux chutes du Félou près de l'usine hydroélectrique.
Jean Claude LAMBERT, jeune homme de 67 ans est le premier à plonger ! Quel bain ! Quel souvenir !
Mais, pour y aller il y a quand même une quinzaine de km à parcourir sur un mauvais chemin ... une heure et demie de route !
Un tourisme qui se mérite !
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lundi, 28 mai 2007
KOULOUN I (2002-2003)
DU SOLEIL POUR LE CE.S.COM de KHOULOUM
Février 2003. Douze élèves et cinq encadrant-e-s du lycée Turgot de Roubaix arrivent dans la commune malienne de la région de Kayes jumelée avec celle du Nord Pas de Calais.
Ils sont hébergés dans le village de Gabou car une coopération vient d'être établie avec l'association des ressortissants de Gabou résidant en France ou ARGREF présidée par Mamadou SY.
Essentiellement, l'objectif est de revoir et doper l'installation électrique du centre de santé construit grâce aux migrants d'où son qualificatif de communautaire. Ainsi, en annexe, un capteur solaire est installé sur le logement de fonction du chef de centre et de ses collaborateurs.
Ridha ABDELLAOUI, professeur d'électricité, repère un jeune malien Fodié DJIKINE qui
s'intéresse aux travaux réalisés.
En concertation avec ses collègues et les représentants de l'ARGREF, l'équipe décide de le prendre sur le chantier et de lui payer une formation sous la forme d'un stage chez GIE Solaire de Kayes qui est notre fournisseur.
L'objectif est d'en faire un artisan électricien.
Nous avons amené près de vingt kg de médicaments divers, sélectionnés par Martine SADIK et Clotilde DELEPOUVE, infirmières du lycée. Nous les cédons au centre de santé.
C'est Djamila LEMOINE, professeur de VSP et responsable santé de l'équipe, qui remettra le tout au centre de santé.
Nous découvrons l'environnement en visitant la coopérative multifonctionnelle de SOMANKIDI KOURA (située sur le fleuve Sénégale à 15 km en aval de Kayes). Elle est installée sur la rive droite du fleuve Sénégal à vingt km de la ville de Kayes qu'elle alimente en banane plantain.
C'est une quinzaine d'ex-travailleurs de l'ex-régie RENAULT qui trente années auparavant a créé cette unité originale.
Cette oasis de verdure mérite amplement le détour ...
23:05 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
DU SOLEIL POUR KOULOUN
Nous nous sommes embarqués dans une aventure extraordinaire en mai 2002.
Au départ, il s'agissait simplement d'installer l'électricité dans un équipement collectif d'une commune malienne.
A partir de capteurs photovoltaïques bien sûr car nous avons une vision moderne et avec une équipe d'élèves électriciens de notre lycée : le lycée Turgot de Roubaix.
De là, le titre de notre action DU SOLEIL POUR KOULOUN dont un site conçu et réalisé par Mickaël DUPIRE et Pierre HOUSEZ donne les détails. (voir et cliquer ci-contre) 
Successivement, nous allons en fin juin trouver la commune cible, une association de migrants de cette commune, quelques partenaires divers autant que solides, les premières promesses de financement ou chemins pour les dénicher.
Un prébudget est établi, la rédaction d'un préprojet démarre.
A la rentrée, nos lançons l'opération de sensibilisation d'élèves de terminale BEP électrotechnique, la recherche d'informations en tous genres sur les problèmes administratifs divers, le mode d'acheminement des troupes et du matériel, les problèmes de vie quotidienne, de santé, ... et toujours la recherche de partenaires et de financement.
Il faut dire que l'échéance est fixée février 2003 soit six mois pour parvenir à régler tous les problèmes : il n'y a pas de temps à perdre.
Disons le tout de suite l'aide de la chargée de mission et de l'équipe "MALI" du Conseil Régional du Nord Pas de Calais nous a formidablement éclairés et conseillés.
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