Cette zone devrait devenir une parcelle rizière de plus de 10 ha. Nous avons métré cette parcelle : d'une part avec un triple décamètre ruban puis avec une GPS.
Février 2004.
La corvée de bois est à la fois impérative pour la cuisine et problématique pour la nature.
Peu à peu, ce qui reste de végétation part en fumée.
L'érosion de la pluie à l'hivernage et du vent le reste de l'année enlève le peu de terre cultivable.
des projets d'agrandissement (ou de reconstruction) ont été envisagés mais l'urgence comme le château d'eau, la banque, ou la parcelle rizière d'autres investissements a primé.
Un tel moyen de faire la cuisine est d'un rendement très faible : 80% de la chaleur et donc du bois prélevé dans l'environnement est gaspillé et ne chauffe que l'air ambiant.
Un puits creusé et cimenté revient à 100 ou 200€.
Il peuvent descendre à 9-10 mètres.
Les puits non cimentés de la zone des jardins finissent par s'effondrer et rendent la zone impropre à toute culture.
Février 2007.
Il a été décidé de réaliser un château d'eau qui puisse alimenter 4 bornes fontaines.
Dans ce domaine, il faudrait aussi avoir une réflexion.
La fosse septique n'existe pas toujours. C'est alors plusieurs cuves successives qui se rmeplissent par trop plein la dernière contenant du charbon réputé pour filtrer les bactéries.il s'agit parfois de fosses bétonnées mais sans fond. Une fois pleines, on la bouche et on utilise la suivante.
Vu la transpiration, la production d'excréments est réduite, une fosse dure longtemps.
On ne les utilise guère en agriculture dans le village.
Il est vrai que souvent l'évacuation des eaux usées se fait sur la voie publique. Il en résulte à l'extérieur de l'habitation une zone à moustiques ... que viennent habiter des crapauds nombreux en 2003 et 2004 (mais curieusement absents en 2007).
Il y a trente à quarante ans dans le village les habitations étaient des huttes en paille (durée de vie : un an) ou des cases en terre.
Aujourd'hui, de nombreuses demeures sont en dur : en "banco" stabilisé (sable de la rivière et un peu de ciment). Evidemment, ce sont les revenus des migrants qui permettent ces constructions.
Il s'agit de la double et symétrique demeure de deux frères migrants.
Chantier de plusieurs années, il arrive à terme bientôt.
Il nous héberge cette année 2007 en même temps que les ouvriers du chantier d'adduction d'eau.
En 2003, les lois de l'hospitalité et celles de la curiosité aidant, nous sommes l'attraction de la communauté.
Toutes les familles viennent se présenter tour à tour aux invités que nous sommes.
Le CESCOM (centre de santé communautaire) fonctionne au mieux. Il est intégré et accepté par la population. Il est géré M. SODIBE, infirmier diplômé d'Etat, qui n'est pas originaire du village ou de la commune.