Jusqu'en 1973, la mousson africaine apportait de l'eau pour l'année en trois mois de pluies ininterrompues.
En 2007, elle s'est arrêtée à la mi septembre.
Un déficit en eau grave pour la 3ème année consécutive.
A trois kilomètres du village de Gabou, cette zone isolée est devenue un champ de mil.
Malheureusement, de ce type de culture au rendement faible offre à l'érosion du vent une facilité.
De tout notre périple de quatre heures dans la "brousse", nous n'avons rencontré que cette sorte de martin pêcheur, un crapaud et un rongeur.
Le tronc de cet arbre coupé a servi de foyer pour cchaufer de l'eau pour un thé.
Soit, il était vert, il repoussera difficilement.
Soit, il était déjà sec et ne craignait plus rien.
Le kidé -baobab en soninké- est un arbre respecté.
Il produit des fruits oblongs de couleur vert-de-gris dont les graines sont dures mais enrobées d'une pulpes acidulées servant de bonbons ou pour la préparation de la sauce baobab.
Imperceptiblement, le désert avance jour après jour sans que l'on sente vraiment envahir le paysage.
Il est la résultante de tous ce qui a précédé le manque de pluies, le défrichage, les prélèvements de bois, le brûlage, ...
A la vue de cette photo un ancien gabouois résident en France s'écriera : "IL N'Y A PLUS RIEN !"
Nous sommes montés sur une butte et observons le paysage.
Autrefois la "brousse" était impénétrable.
Les hebes hautes dépassaient la taille d'une adulte.
Peul-e-s et nomades, il voyage de la Mauritanie à Gabou depuis des lustres.
Pourtant le moral n'y est plus : ils ne parviennent plus à vivre de leur activité d'éleveurs.
Voir le texte des interviews des anciens.
Il est défendu de prélever du bois vif.
Pourtant, nous ne pourrons poser beaucoup de questions à ce personnage qui nous quittera précipitamment...
Dans le lit du TELOKHO, cours d'eau qui s'apparente à un oued, il faut creuser pour pouvoir abreuver les bêtes.
Le lit du TELOKHO devient une source de matière première : du sable pour la construction.
Logiquement, il n'est pas tout à fait autorisé de creuser les rives des cours d'eau...